mercredi 5 février 2014

La conscience du corps





Nous ne sommes pas  un conglomérat d’organes, de muscles et d’os savamment inter-reliés, mais un corps doté d’une conscience, d’une compréhension de soi au sens large du terme.

Si vous appréhendez favorablement cette idée selon laquelle «le corps est vivant et conscient», alors, serez-vous éventuellement capable de réaliser des retours à la santé spectaculaires, des apaisements de fond, des réductions rapides de chronicités parfois invalidantes.

Car enfin, les organes notamment, sont des mondes à eux tous seuls, des univers dont les règles nous échappent trop souvent, ce qui perturbe notre espace physique. Pourtant, le but commun de l’ensemble de notre corps : organes, os, muscles, sang, viscères... est la santé, la vitalité, la joie de vivre.

Un corps uni, unifié, fonctionne avec efficacité, fluidité et donne le meilleur de lui-même jusqu’à un âge avancé, pour peu que l’on prenne soin de lui au moins autant que de sa voiture. Mais rien ne peut fonctionner correctement dans cette superposition compliquée d’organes si l’un d’eux se fatigue, s’énerve ou pire, «se met en grève», refuse toute activité, scandalisé du peu d’intérêt qu’on lui porte.

On dit souvent et à juste titre que si le coeur s’arrête, tout s’arrête. Mais, dans nombre de cas, l’arrêt du coeur n’est que la conséquence tragique d’un autre mal, bien pire d’ailleurs, celui de la dévastation de soi.
Depuis combien de temps vous nourrissez-vous mal ?
Depuis combien de temps négligez-vous des maux de rein, de tête, des difficultés de digestion ?
Depuis combien de temps usez-vous votre organisme à ne pas respecter son rythme, à dormir peu, à manger mal, à vivre dans une contrariété quasi constante repoussant toujours au lendemain de faire, de vivre, de réaliser ce qui vous rendrait heureux, parce que soumis à la pression familiale, sociale, professionnelle ou tout simplement, à la pression de l’éducation reçue dans laquelle vous pataugez, empêtré, ficelé, assassiné ?

Quoi ? Cela vous parait excessif ? Mais regardez combien tous, à des niveaux différents, manquons de conscience de nous-même ! Si vous parveniez à intégrer que chaque organe, chaque viscère, chaque insertion musculaire a son histoire propre et surtout sa psychologie très personnelle, vous deviendriez maître de votre état physique, de votre santé, de votre vie. Dites-vous bien que pas une émotion, pas un ressenti, pas une douleur, pas une joie n’a échappé à la conscience du corps. Rien que Rate, grand archiviste devant la Vie, n’ait omis de noter, de répertorier, d’analyser. Pas une larme, pas un rire qui ne soit inscrit, gravé, sculpté sur/et dans la table de chair et d’esprit que nous sommes.

Parce que le corps n’oublie jamais rien, parce que le corps ne ment jamais, parce que le corps sait.
Chaque fois que vous parlez à votre corps, vous commettez un acte d’amour immense pour lui, pour vous. Vous vous unifiez, vous vous renforcez, vous devenez humain. Le vrai, constitué de corps, d’âme et d’esprit.

Chaque fois que vous placez consciemment de l’énergie dans un organe ou toute autre partie de votre corps, vous l’aidez à se dégager de vieux programmes inutiles aujourd’hui, de restes de vieilles histoires dont plus personne ne se souvient. Sauf lui.
Ceci d’ailleurs sera le but d’un prochain livre : déterminer l’impact des somatisations sur le corps, puis comment, zone par zone, organe par organe, le libérer de ces entraves. Tout travail avec l’énergie, quelle que soit sa forme : kinésiologie, mémoire cellulaire, massages et visualisations conjugués, faciathérapie...) est toujours fondamental dans l’acquisition et le développement d’une bonne santé. Parce que libératoire.
1 - Energie défectueuse et «problèmes intérieurs» 
Parlons clairement : toute fatigue récurrente qui n’est pas due à une période particulièrement difficile : deuil, opération, licenciement, travail «par dessus la tête», soucis avec les enfants... et qui par définition nous pompe beaucoup en force et vitalité, doit attirer votre attention. Une énergie «négative», stagnante, ancienne, souillante vous «dévore de l’intérieur». Cela a à voir avec un appel au secours d’un corps pris d’assaut par une énergie devenue étrangère, violente, dangereuse.

Comprenez bien : votre but sur Terre n’est pas d’agoniser lentement tout au long de votre vie, mais à priori de vous épanouir. Seulement, tous possédons des milliards de «choses en tête», de croyances, de réactions, de non-dits, de peurs inavouées, de violences contenues qui nous détruisent en douce,

Souvent, quand vous êtes harassé, que vous vous demandez vraiment ce que vous avez fait au Bon Dieu (mais au fait, est-il si «bon» que cela ?) (tiens, une bonne question quand même en 2007) travaillez Foie, travaillez Rate, travaillez Poumon. Nous avons vu dans le premier tome de Feng Shui pour Tout Réussir, le sens des éléments de la Médecine Chinoise : 
Poumon/Métal est lié entre autres au chagrin,  Foie/Bois à la transformation inévitable, Rate/Terre au déni de soi.
Quand ces organes, reliés à des méridiens, à des éléments et surtout à des émotions particulières sont à plat, ils génèrent entre autres les symptômes suivants :
Soupirs fréquents, on râle tout le temps 
• Mauvaise humeur, agressivité ou à contrario, apathie suspecte 
• Inappétence ou compensation par la nourriture
• Angoisse de l’avenir, visions sombres, trous noirs
• Culpabilité automatique, même sans raison  
• Oppression de la cage thoracique, difficulté à respirer sans problème physiologique particulier 
• Refus de la présence des autres, parler est un effort ou à contrario, on sombre dans la logorrhée verbale. 
Tristesse, comportement lunatique, on rit, on pleure, on veut vivre, on veut mourir
• Troubles répétés du sommeil, on dort trop ou pas assez, cauchemars, suées nocturnes importantes
• Douleurs dans les jambes, les pieds, difficultés à avancer aussi bien physiquement que dans son esprit: on ne se projette plus dans l’avenir ... 
etc....
Donc, si tous ces symptômes sont directement liés à un vrai problème physique ou à une vraie situation difficile, ne tenez pas vraiment compte de ce qui suit. Mais si vous portez en vous un mal-être depuis longtemps, alors qu’en réalité, «vous avez tout pour être heureux» ou à tout le moins, «oui, bon, ça va», lisez attentivement les paragraphes suivants.
* Que n’avez-vous pas exprimé sur le moment, avec toute l’intensité de l’émotion adéquate à cette situation douloureuse vécue dans le passé? 
* De quoi avez-vous été témoin enfant ou adulte qui vous hante jusqu’à aujourd’hui, à moins que justement, «vous ne vous souveniez plus de rien, mais que l’on vous a dit...» ?
*  Que niez-vous en vous depuis toujours ? Quelle est votre récurrence et qu’en faites-vous lorsqu’elle s’élève régulièrement en vous ?
* Pourquoi ce sentiment répété de vous sentir «étranger sur Terre» ?